JournÉes allemandes des dictionnaires
Colloque international de lexicographie

Klingenberg am Main

  

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Présentation du colloque

2es Journées allemandes des dictionnaires
Colloque international de lexicographie à la mémoire de Josette Rey-Debove

Le Dictionnaire maître de langue
Lexicographie et didactique

Vendredi 7 - Samedi 8 - Dimanche 9 juillet 2006
Château de Mairhofen « Stadtschloß », 63911 Klingenberg am Main - Allemagne

Langue de travail : français

Après les 1res Journées allemandes des dictionnaires, qui se sont déroulées en juin 2004 à Klingenberg am Main, l’Institut de Linguistique Appliquée (Institut für Angewandte Sprachwissenschaft) de l’Université d’Erlangen organise pour la deuxième fois un colloque international de lexicographie. Ces 2es Journées allemandes des dictionnaires auront pour thème général « Lexicographie et didactique ».

Josette Rey-Debove a été l’âme du colloque de 2004. De son encouragement est née l’idée de renouveler l’expérience du colloque, et son œuvre, autant métalexicographique que lexicographique (notamment ses différents dictionnaires d’apprentissage, pour différents publics : le Petit Robert des Enfants, le Robert méthodique/Brio, le Robert quotidien, le Dictionnaire du français), est de nouveau à l’origine de la thématique retenue.
Josette Rey-Debove nous a quittés brutalement le 22 février 2005. Le colloque « Le Dictionnaire maître de langue » est dédié à sa mémoire.

Alain Rey prononcera la première des deux conférences d’ouverture : « Théorie et pratique lexicales : une dialectique (l’exemple de Josette Rey-Debove) », Simone Delesalle la seconde, conférence qui aura pour thème l’originalité du Robert méthodique : « Lexique, usage et raison ».

Le programme s’articule autour des grands thèmes suivants :

– Apprendre à apprendre : l’apprentissage du dictionnaire; l’apprentissage des premiers mots

Le dictionnaire, bilingue ou monolingue, joue toujours un rôle important – sur support électronique plus que jamais – dans l’apprentissage du lexique d’une langue. Or, auparavant il faut « apprendre » le dictionnaire même, ses codes, ses abréviations, ses structures. Que fait la lexicographie pour faciliter cet apprentissage ? Que devrait-elle faire ? (cf. l’exposé de P. Bogaards). Les dictionnaires monolingues pour enfants soutiennent l’apprentissage des premiers mots du FLM. D’où l’importance de l’adaptation des définitions lexicographiques en vue d’un public enfantin (cf. l’exposé de M. Rossi).

– Les aspects didactiques de dictionnaires bilingues de différents types

Le dictionnaire est un ouvrage didactique par excellence. Sa didacticité peut être plus ou moins préméditée, plus ou moins évidente, plus ou moins cachée – on y décèlera toujours tel ou tel aspect didactique, en rapport avec la taille du dictionnaire, sa position dans la gamme de dictionnaires à laquelle il appartient, le public et la tranche d’âge visés (FLE ou FLM, professionnels du langage ou apprenants, adultes, écoliers ou enfants, etc.). La grande catégorie des dictionnaires bilingues servira d’exemple pour relever les aspects didactiques de différents types de dictionnaires (cf. les exposés R. Brockmeier, V. Schnorr, M. Back, I. Kernerman, M.-Cl. Jadin, S. Schneider, A. Farina).

– Dictionnaire et support électronique

Un dictionnaire sur papier n’aide pas de la même manière à l’apprentissage du lexique que le même dictionnaire en version électronique ; un dictionnaire traditionnel ultérieurement informatisé n’a pas les mêmes qualités didactiques qu’un dictionnaire conçu directement pour l’utilisation sur un support électronique ; un dictionnaire d’apprentissage sur CD-Rom connaît d’autres contraintes qu’un dictionnaire consultable sur Internet ; un dictionnaire traditionnel, sur papier, mais conçu sur ordinateur, se présente autrement qu’un dictionnaire sur papier pour l’élaboration duquel le lexicographe n’est pas passé par l’informatique ; etc. Quels sont les avantages, les inconvénients, les difficultés concernant les différents supports et notamment le support électronique ? (cf. les exposés de U. Heid, J.Binon / S. Verlinde, I. Kernerman, M. Back).

– À propos des monolingues : Autour de quelques informations lexicographiques particulières

Rares sont les utilisateurs non professionnels qui savent mettre à profit le dictionnaire autrement que pour la seule recherche d’un mot. Pourtant les bons dictionnaires offrent maintes autres informations, souvent insoupçonnées. Ainsi ils peuvent renseigner sur la grammaire, sur les relations morphologiques, etc. (cf. les exposés de B. Gaillard, Fr. Martin-Berthet). Le recours à des encadrés (procédé qui semble de plus en plus fréquent dans les dictionnaires actuels, monolingues comme bilingues) permet aux lexicographes de s’adresser aux lecteurs dans un style moins rigidement codé que celui qu’exige la microstructure des articles correspondant à un programme d’information immuable (cf. l’exposé de M. Heinz).

– Le dictionnaire comme remède contre l’insécurité linguistique

Pour bon nombre de locuteurs francophones, un mot ou un sens qui « n’est pas dans le dictionnaire » est sujet à caution ou même n’a pas d’existence langagière. Cette attitude relève d’une insécurité linguistique que l’on rencontre non seulement chez des Francophones non français (par exemple belges, suisses, québécois) parlant une autre variété de français que celle qui aurait cours en France, mais aussi chez certains Français dont le parler ne correspond pas à la norme (implicite) de la région parisienne parce qu’ils sont originaires d’une autre région française. Les dictionnaires ont le pouvoir de parer à cette insécurité lexicale en cautionnant (ou non) les mots régionaux ou « nationaux » lorsqu’ils les enregistrent par dans leurs pages. Le traitement lexicographique de ces mots demande une certaine présentation didactique puisque les dictionnaires enregistrant des variétés diatopiques servent aussi à l’apprentissage et non seulement à la consultation ponctuelle (cf. les exposés de M. Berré, L. Mercier, A. Thibault).
À une époque, pas si lointaine, où de nombreux Français ne parlaient pas encore français mais des langues ou dialectes régionaux, des dictionnaires bilingues étaient rédigés à leur intention (par exemple languedocien-français ; cf. l’exposé de P. Rézeau).

– Images et dictionnaires

Depuis la publication de l’Orbis pictus de Comenius (1658), le pouvoir didactique et pédagogique des images dans l’apprentissage des mots ne s’est jamais démenti. Notamment les dictionnaires pour enfants et jeunes élèves ne peuvent pas ne pas être illustrés. Mais les moyens techniques modernes permettent aussi l’illustration de dictionnaires pour public adulte. Quelle est la relation entre l’image et la description lexicographiqe proprement dite ? Comment illustrer des locutions figurées ? Quels sont les effets didactiques des « iconophores » si typiquement français ? (cf. les exposés de M.-Cl. Jadin, M. Boucher, Th. Van Male ; voir aussi la discussion entre J. Rey-Debove et Fr. Corbin au premier colloque de Klingenberg en 2004).

Larousse maître de langue

Pierre Larousse et les dictionnaires qui portent son nom sont depuis plus d’un siècle synonymes de « maîtres de langue ». Quel a été le parcours qui a mené Pierre Larousse au Petit Larousse ? (cf. l’exposé de J. Pruvost).

 

Intervenants

Le colloque réunira plus de 20 intervenants spécialistes de la lexicographie, venant d’Allemagne, de Belgique, de France, d’Israël, d’Italie, des Pays-Bas et du Québec :


Martyn BACK (France, Dictionnaires Le Robert, Paris)

Michel BERRÉ (Belgique, Université de Mons-Hainaut)

Jean BINON (Belgique, Université de Louvain, Louvain)

Paul BOGAARDS (Pays-Bas, Université de Leyde)

Ralf BROCKMEIER (France, Éditions Larousse, Paris)

Simone DELESALLE (France, Université Paris-VIII)

Annick FARINA (Italie, Université de Florence)

Bénédicte GAILLARD (France, lexicographe, Argenteuil)

Ulrich HEID (Allemagne, Université de Stuttgart)

Michaela HEINZ (Allemagne, Université d’Erlangen)

Marie-Claude JADIN (France, lexicographe, Nancy)

Ilan KERNERMAN (Israël, K Dictionaries, Tel Aviv)

Françoise MARTIN-BERTHET (France, Université Paris-XIII)

Louis MERCIER (Canada, Université de Sherbrooke, QC)

Jean PRUVOST (France, Université de Cergy-Pontoise)

Alain REY (France, Dictionnaires Le Robert, Paris)

Pierre RÉZEAU (France, lexicographe, Strasbourg)

Micaela ROSSI (Italie, Université de Gênes)

Simone SCHNEIDER (Allemagne, Université de Wurtzbourg)

Veronika SCHNORR (Allemagne, lexicographe, Stuttgart)

André THIBAULT (France, Université de Paris-IV)

Thora Van MALE (France, Université de Grenoble)

Serge VERLINDE (Belgique, Université de Louvain, Louvain)

Julia WOLFBAUER (Allemagne, Université d'Erlangen)

Emmanuelle WORBS (Allemagne, Université d'Erlangen)

Organisation

Friedrich-Alexander-Universität Erlangen-Nürnberg
Institut für Angewandte Sprachwissenschaft
Glückstrasse 5/II
D-91054 Erlangen
Allemagne

Responsable du colloque :
Michaela HEINZ,
Institut für Angewandte Sprachwissenschaft, Erlangen

Conseiller scientifique :
Franz Josef HAUSMANN,
Institut für Angewandte Sprachwissenschaft, Erlangen

Dernière mise à jour : 01-03-2008